Comment je m'organise quand je suis sur la route
Travailler sur la route, ça fait rêver. Travailler sur la route et avancer concrètement sur son business, c’est une autre histoire. Quand on me demande comment je gère deux activités sans adresse fixe et sans finir en burn-out, je réponds toujours la même chose : ce n’est pas une question de motivation, c’est une question d’organisation nomade. Après plusieurs années sur la route, j’ai testé beaucoup de systèmes, j’en ai abandonné autant. Voici comment je m’organise aujourd’hui : mes routines nomades, la façon dont je structure mon temps et mes priorités, et les outils qui me soutiennent au quotidien.
Mes différentes routines nomades
Je veux rappeler dans un premier temps que copier un système qui fonctionne pour quelqu’un ne veut pas dire que cela va fonctionner pour vous. Il est impératif d’en créer une qui vous corresponde. Pour vous donner une idée voici comment je fonctionne.
Routine N°1 - Mode roadtrip
Pour moi, le mode roadtrip consiste à bouger régulièrement et visiter l’endroit où je me trouve. Je suis en mode visite. J’inclus également avril/mai où je suis en festival ; que ce soit pour du perso ou donner des conférences.
Je sais donc qu’à cette période, il ne faut pas que je remplisse mon agenda. Je garde bien sûr mes clients réguliers, mais je ne prends pas de missions ponctuelles.
J’ai testé plusieurs techniques de productivité dont je vous parle plus bas, mais comme j’aime rester focus sur une tâche ; je travaille généralement 3 jours pleins et le reste est pour les visites et la route.
Routine N°2 - Mode Slow Travel
Cette routine est faite quand je reste posée longtemps au même endroit. Généralement, quand j’aime la ville ou le pays où je me trouve, je peux facilement y rester 3 mois.
Pendant cette période, j’ai le temps de prendre des missions supplémentaires et de me poser sur mon business. J’aime bien aller travailler dans des cafés et des espaces de coworking, trouver des activités, aller prendre un verre le soir pour écouter un concert. Je deviens un local ! Cela me permet de m’imprégner des lieux et de faire des rencontres plus profondes.
Routine N°3 - Mode à plusieurs
Jusqu’à maintenant, je n’avais que les deux premières routines, mais l’année dernière, je ne l’ai passé pratiquement qu’avec des amis en fourgon, donc j’ai dû adapter ma routine. Quand tu voyages avec d’autres entrepreneurs nomades, c’est plus simple, mais quand tu as un mix avec des personnes qui ne bossent pas ; il faut trouver la motivation de continuer à bosser. Cela veut donc dire parfois s’isoler ou avoir une routine bien ficelée. Connaître ses priorités du mois et les respecter. C’est tout à fait possible de passer de supers moments avec les copains et de garder son business stable. Il faut tout simplement bien s’organiser.
Comment je structure mon temps et mes priorités dans mon organisation nomade ?
Ici, je vous parle de productivité, d’outils et des méthodes qui fonctionnent pour moi, et de celles qui n’ont pas marché.
Comment j'organise ma semaine ?
Avant toute autre chose, je prends 10 minutes le dimanche soir pour organiser ma semaine, comme ça, je sais pas où attaquer le lundi. Je note en premier tous mes RDV importants (visio client, coaching, médical, etc…) ; puis les visites aux horaires spécifiques que je ne veux pas manquer.
Je le rappelle, j’ai construit un business qui soutient mon mode de vie et non l’inverse.
Je note aussi toutes les contraintes nomades (courses, vidange/lessive pour ceux en van, hébergement/visa/coworking pour les autres) et je laisse place aux imprévus et urgences.
Mes non-négociables :
- inbox 0, quand la fin de la semaine arrive, tous les mails doivent être traités et rangés ;
- 1 objectif par semaine, j’apprends à prioriser ce qui est important ;
- je ne me force pas, du moment que les tâches sont faites dans la semaine, l’ordre n’a pas d’importance.
Comment je priorise mes tâches ?
Avant de parler productivité, il faut d’abord savoir sur quoi se concentrer.
Une fois par mois, je prends un temps pour faire le point sur tout ce qui tourne dans ma tête : idées, tâches en attente, projets, urgences. Je note tout, sans trier, juste pour vider la charge mentale.
Ensuite, je classe chaque élément selon son impact réel sur mon business :
- vert : ça fait avancer mon business ;
- jaune : ça maintient le business en vie ;
- bleu : ça me rassure, mais ça n’a pas d’impact direct ;
- rouge : ça n’a rien à faire dans mes priorités actuelles.
Je ne garde que la colonne verte, et dans cette colonne, je sélectionne 3 priorités maximum pour le mois.
Elles doivent être claires, mesurables et actionnables (par exemple : « mettre en place un système simple de prospection » plutôt que « faire plus de prospection »).
L’étape la plus difficile, c’est d’accepter de ne pas tout faire. Chaque mois, je prends aussi le temps de noter ce que je mets en pause et ce que je décide de ne pas faire du tout. Ça paraît contre-intuitif, mais c’est ce qui me permet de rester concentrée sur ce qui compte vraiment, plutôt que de courir après tout en même temps. Une fois mes priorités du mois posées, je liste toutes les tâches à exécuter. C’est là qu’interviennent les méthodes de productivité.
Les différentes méthodes de productivité
La première chose à faire c’est de connaître ses heures de productivité afin d’organiser sa journée en fonction. Pour cela il existe le test du chronotype.
Par exemple, je sais que je ne suis pas du matin donc je ne vais pas me forcer à me lever à 8h pour faire mon sport. Je me lève vers 9h et je commence le travail à 10h. Entre 10h et 14h c’est là où je suis la plus productive, je vais donc faire essentiellement du “deep work”. C’est vous connaître qui va vous permettre d’être plus efficace.
Ensuite, il existe plusieurs techniques :
- Pomodoro : travailler par sessions chronométrées de 25 minutes coupées par 5 minutes de pause, pour garder la concentration sur des temps courts.
- Time blocking : réserver des plages horaires fixes dans l’agenda pour chaque tâche ou catégorie de tâches, plutôt que d’avancer au fil d’une liste.
- Batching : regrouper les tâches similaires (tous les mails, tous les appels) pour les traiter d’un bloc au lieu de les disperser dans la journée.
Personnellement les deux premières techniques ne fonctionnent pas pour moi. Je n’aime pas être coupée au milieu d’une tâche, c’est trop frustrant. Quant au Time Blocking, c’est trop rigide, il me faut quelque chose de plus flexible.
Ce qui marche pour moi :
Je note sur un weekly planner toutes les tâches que je dois faire. Si le lundi, j’ai mis de la création de contenu, mais que je ne suis pas inspirée, je ne vais pas me forcer ; cela ne sert à rien. Je vais donc piocher une autre tâche où je sais que je vais être plus productive. Du moment que tout est fait dans la semaine, c’est le principal.
Le Batching est très utile pour avancer plus vite. Par exemple, une fois par mois, je fais ce que j’appelle “CEO DAY” ce qui inclut : factures, compta, bilan, KPI, objectifs du mois prochain.
Ce qui m’aide également c’est de chronométrer mes tâches. J’utilise l’outil Toggl, ce qui me permet d’évaluer là où je perds du temps et d’analyser ce qui fonctionne.
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Les outils qui soutiennent mon organisation nomade
Que ce soit dans mon business ou dans mon quotidien nomade, avoir un système qui fonctionne et des outils qui le supportent sont essentiels.
Gestion des tâches et du temps
C’est simple, Notion est mon deuxième cerveau ! J’ai réellement tout mon business dedans.
Les autres outils que j’utilise sont :
- Claude Cowork qui automatise certaines tâches ;
- Google Workspace : mails, stockage de mes documents, calendrier centralisé et replays de mes sessions clients ;
- Toggl : suivi du temps réellement passé sur chaque mission.
Gestion du business
Pour faire tourner mes deux activités, consultante éditoriale et fondatrice du Nomad Business Club, voici ce qui m’est utile :
- System.IO : tunnels de vente, pages et emails automatisés pour le Nomad Business Club ;
- MailerLite : envoi de mon média gratuit Beyond Borders ;
- Canva : création des visuels pour les réseaux sociaux et les supports clients ;
- Edits : montage des vidéos pour mes contenus Instagram ;
- Discord : plateforme privée d’échange avec les membres du Nomad Business Club ;
- Google Meet : visios mensuelles avec les membres de mon accompagnement et appels clients ;
- Masterclass : cours et contenus business par des experts américains, pour prendre du recul sur ma pratique ;
- Indy : devis, factures et comptabilité de mon activité de freelance.
Gestion de mon quotidien nomade
Concernant mon quotidien nomade, j’utilise très peu d’applications ou logiciels. Mais voici ce que je recommande :
- Park4Night : recherche de spots pour dormir et stationner le van ;
- Tricount : partage des dépenses communes quand je voyage avec d’autres ;
- Booking : réservation de logements quand je ne suis pas dans le van ;
- Carte SIM locale : connexion internet fiable dans chaque pays, avec partage de connexion pour mes autres appareils.
Aucun de ces outils ne fait le travail à ma place. Mais sans eux, je perdrais un temps précieux sur la route. Il est également important de ne pas être seul dans son coin et de se faire accompagner quel que soit son niveau business. C’est pour cela que je fais partie d’un réseau d’entrepreneuses à succès qui ont un niveau plus élevé que moi afin d’aller plus loin.
Il n’y a pas de système parfait, seulement celui qui vous correspond. Le mien évolue encore avec mes saisons de vie sur la route, et il continuera de changer avec mes envies et mes projets. Si à l’heure actuelle, vous tournez en rond, mais vous n’arrivez pas à trouver le problème, je vous recommande mon audit gratuit. Cela vous aidera à détecter vos blocages et à recevoir un audit personnalisé avec les actions à mettre en place.
Et vous, quelle est votre plus grande difficulté pour vous organiser sur la route ?